Montants, devises et arrondis
Tout est stocké en centimes entiers, la comptabilité est toujours en euros, et une opération en devise conserve son montant d'origine et son taux.
Mise à jour le 29 juillet 2026
Des centimes entiers, jamais de virgule flottante
Un montant n'est jamais stocké comme un nombre à virgule. Il est stocké comme un entier de centimes : 1 234,56 € devient 123456.
Ce n'est pas un détail d'implémentation. Un nombre à virgule ne représente pas exactement 0,10 en binaire ; additionnez-en assez et le total dérive de quelques centimes, sans qu'aucune ligne ne soit fausse. C'est le défaut que tout trésorier a déjà vu dans un tableur : un total qui ne tombe pas juste alors que toutes les lignes sont bonnes.
Avec des entiers, l'addition est exacte. Le seul endroit où un arrondi peut apparaître est la conversion d'une devise, et il est fait une fois, à l'enregistrement, jamais à l'affichage.
Ce que la saisie accepte
Le champ de montant accepte la virgule comme le point, avec ou sans espaces de milliers. 1 234,56, 1234.56 et 1234,56 donnent le même montant.
Ce qu'il n'accepte pas : les lettres, les symboles monétaires, les expressions. Une saisie non reconnue n'est pas approximée, elle est refusée.
Le signe porte le sens : négatif pour une dépense, positif pour une recette. C'est vrai à la saisie, à l'import Excel et à l'import de relevé.
Les montants affichés le sont au format belge, en euros, avec deux décimales : 1 234,56 €. Le vert marque un montant positif, le rouge un négatif.
La comptabilité est en euros, toujours
Trois devises existent à la saisie : EUR, USD, CDF. Mais la comptabilité elle-même ne connaît que l'euro.
Choisir une devise autre que l'euro fait apparaître deux champs, et rend le champ de montant en euros non modifiable :
| Champ | Ce qu'il contient |
|---|---|
| Montant en devise | La somme réellement payée, dans sa monnaie, négative pour une charge |
| Taux (devise par EUR) | Combien d'unités de la devise valent un euro |
L'euro est alors calculé depuis ces deux valeurs, et c'est ce montant en euros qui alimente le journal, les décomptes, les états et la trésorerie. Le montant d'origine et le taux sont conservés sur la transaction : trois ans plus tard, on peut encore répondre à « combien avez-vous payé, et à quel taux ? ».
Le bouton « Taux BCE »
À côté du champ de taux, un bouton Taux BCE va chercher le taux de la Banque centrale européenne à la date de l'opération, pas à celle du jour. Le message « Taux BCE du jour de l'opération. » confirme la reprise.
Le franc congolais n'est pas coté par la BCE. Le bouton répond alors « Pas de taux BCE pour cette devise : saisissez le taux du jour. », et le taux se saisit à la main. Si le service est momentanément indisponible, le message le dit et propose la même saisie manuelle : rien n'est jamais deviné à votre place.
Pourquoi la somme des arrondis tombe juste
Deux mécanismes, et non un arrondi malin.
- Les additions portent sur des entiers. Un total de trois cents lignes est exact par construction, pas par chance.
- Une ventilation doit tomber exactement sur le montant. L'écran affiche l'écart en rouge tant qu'il en reste un, et refuse l'enregistrement. Aucune ligne fantôme d'un centime ne peut apparaître pour « équilibrer » : c'est vous qui posez le dernier centime, sur la ligne de votre choix. Voir Transaction, ventilation, affectation.
Là où un arrondi est inévitable, la conversion d'une devise, il est fait une seule fois, au centime le plus proche, et le résultat est figé. Il ne se recalcule pas à chaque affichage, donc il ne bouge jamais.
Ce qui n'existe pas
- Pas de comptabilité multidevise. Vos états sont en euros, sans exception. La devise décrit l'opération d'origine, elle ne crée pas de second jeu de comptes.
- Pas de réévaluation de fin d'exercice. Un taux enregistré reste celui de l'opération.
- Pas de devise à l'import de relevé. Les opérations importées depuis un relevé bancaire sont enregistrées en euros. Une opération en devise se saisit à la main.
